Introduction au débat d’orientation de l’AG de l’IHS 33 13 mai 2014-05-10
Je ne vais pas reprendre le rapport écrit que vous avez reçu.
Depuis, les débats à l’IHSA et à notre CA ont continués et je vais essayer de vous en restituer la teneur.
J’organiserai mon propos autour de 3 points :
- La viabilité de la revue Aperçus,
- L’action vers les syndicats liée au fonctionnement de l’IHS,
- Et le nécessaire renforcement de l’équipe d’animation de nos instituts.
1) La viabilité de la revue Aperçus :
La réflexion engagée autour du centième numéro et du colloque « Bilan de la revue » a nourri le débat de nos précédentes AG et a débouché sur une nouvelle charte éditoriale. En cours de mandat le CA de l’IHSA a prolongé cette réflexion en définissant une nouvelle méthode de préparation de la revue calée sur la participation active des IHS, méthode que tous les participants souhaitent perpétuer.
Mais la stagnation des effectifs, la baisse et/ou la difficulté et/ou l’irrégularité des ventes au numéro, les incertitudes liées à la composition et au maquettage bénévoles, le travail que cela représente et qui capte toutes nos forces actuelles, le retard de programmation, font que la viabilité technique et financière de la revue est posée.
Ce qui a conduit le bureau et les AG des IHS à commencer à débattre. Il est donc naturel que notre AG s’inscrive dans le débat qui se prolongera le 16 juin prochain lors de l’AG de l’IHSA.
Une série de questions sont donc posées :
a) Le coût réel de la revue
Il a fait l’objet d’un travail diligenté autour de la trésorière de l’IHSA (Josiane) et sera restitué lors de l’assemblée générale. Il a permis de calculer tous les frais de confection de la revue (4 euros 22 prix moyen) et est donc un élément concret d’aide à la décision.
b) Le nombre annuel de revues : plusieurs idées sont déjà versées au débat.
Elles convergent vers la réduction. Sans fermer la question, certains suggèrent deux numéros/an format traditionnel, plus deux numéros format informatique (plus tirage papier pour ceux démunis de messageries) de 4 pages, réactifs à l’actualité, restitutifs des initiatives et travaux des IHS, comportant une bibliographie des ouvrages historiques locaux… D’autres disent de se caler sur trois numéros /annuels, afin de ne pas trop espacer les publications et d’éviter des conséquences financières au plan de la subvention du Conseil Régional et des contrats publicitaires. Dans cette optique les quatre pages « réactifs actualités » pourraient être intégrés à la revue.
c) Thèmes uniques ou pas ?
La dernière charte éditoriale avait confirmé le choix d’un thème traité par revue, estimant que la crédibilité acquise par la revue dépendait beaucoup de cette option. Mais rien n’est immuable. Un IHS dit préférer un travail historique sur la moitié de la revue et des compte- rendus des IHS sur l’autre moitié. A signaler que cet IHS ne dispose pas comme d’autres d’une publication départementale.
d) Qualité de la revue :
Certains trouvent la revue « vieillotte », d’autres réaffirment sa « bonne allure », c’est la question de la charte graphique qui est posée, mais aussi de la qualité du papier du maquettage etc… D’autres estiment qu’elle s’adresse aux initiés, là c’est la question éternelle de l’équilibre entre l’effort demandé à chacun pour comprendre et apprendre et la nécessité de se mettre à la portée du lecteur ciblé, fut il divers.
e) Le prix de la revue :
Les difficultés financières sont souvent invoquées, par les individuels et les petits syndicats en particulier. Lors de la récente augmentation peut être les abonnements collectifs ont-ils été trop sollicités ? En tout cas, c’est plutôt à minima, un maintient du prix d’abonnement- adhésion qu’il faut viser. Les choix globaux auront des conséquences également. La question d’une cotisation de fonctionnement pour l’IHSA est liée à ce débat du coût global de l’adhésion –abonnement. La question du renforcement est bien sûr une partie de la solution mais les choses ne se font pas par enchantement. La soumission de la publication à la TVA permettra un gain à ne pas négliger.
f) La diffusion de la revue :
Le nombre d’adhérent reste la meilleure clé pour arriver à l’équilibre financier. Si l’association des IHS, des syndicats et secteurs professionnels aux choix des thèmes à traiter et à l’écriture des articles est toujours un gage de succès de la vente au numéro lors de la sortie, sans doute aussi que la « vente multiple » pourrait élargir le nombre de lecteurs. Ce qui était une exception à peine acceptée pourrait devenir un objectif de diffusion. Il s’agit pour les adhérents-abonnés collectifs de souscrire un abonnement complet par entreprise et/ou syndicat, et des abonnements multiples (réduits au prix de la revue) pour les différentes sections syndicales et/ou établissements relevant du même syndicat ou de la même entreprise. L’avis des corporations, des syndicats des Comités d’entreprises sera déterminant sur les choix à faire.
2) quelle démarche offensive vers les syndicats :
a) Utiliser la revue comme support :
Au delà du choix des thèmes généraux traités, deux suggestions déjà évoquées (les abonnements multiples et les 4 pages de « Réactivité ») sont de nature à susciter aussi l’intérêt des syndicats. En restant bien sur dans notre rôle, apporter, par un article, un communiqué, une initiative de débats, un éclairage historique en réaction à des évènements et/ou à des luttes d’actualité, aiderait sans doute les acteurs syndicaux actuels à construire leurs réflexions et propositions.
b) Les contacts physiques avec les syndicats sont indispensables :
Notre présence au CE de l’UD est déjà un atout. Des rencontres-relais avec les UL, les participations aux congrès, sont à multiplier, mais ne nous dispenseront pas de contacts directs avec les syndicats, chaque fois que l’on pourra, avec toujours l’objectif de leur faire exprimer leurs attentes, leurs doutes, à charge pour nous ensuite de chercher et trouver des éléments d’histoire en général, mais également, de leur propre histoire professionnelle et/ou d’entreprise. Le CRE (Comité de Recherche Élargi) pourrait trouver là matière à se dynamiser.
c) Nous proposons également un fonctionnement plus ouvert vers le CA et les adhérents :
Par la mise en place de commissions permanentes et temporaires selon les besoins.
Les commissions permanentes seraient au nombre de 6.
- le groupe « Archives », qui existe déjà comme chacun le sait,
- un groupe « Formation syndicale » pour ajuster au mieux nos contributions aux stages de l’UD et des UL,
- un groupe « Trésorerie, Administration générale »,
- un groupe « Biographie des militants » pour mettre en œuvre notre volonté de collecter des informations et de rédiger ensuite des bios pour le plus de militants possible et en particulier pour les « sans grades » qui font la vie des syndicats et sont peu traités par les ouvrages type Maîtron. Un questionnaire a été élaboré et est à la disposition de tous.
- un groupe « site internet, Repères, et bibliothèque », groupe déterminant pour animer et rénover le site et la sortie de la publication « Repères » tous deux en panne de candidats à la responsabilité.
- enfin un groupe « Visites de la Bourse ».
Pour lors il n’est rien décidé quand aux modalités de fonctionnement de ces groupes, il est proposé de les ouvrir à tous ceux qui le souhaitent (et surtout aux actifs des syndicats) et on verra ensuite à gérer les choses avec souplesse. Avec le même état d’esprit selon les besoins, des groupes temporaires permettraient un élargissement de la réflexion. Par exemple pour préparer la revue sur le Travail on pourrait cibler 10 entreprises significatives pour évoquer les évolutions des métiers au fil du temps.
3) Le renforcement des équipes est indispensable :
Tant à l’IHS qu’à l’IHSA, le besoin revêt deux formes particulières : il faudrait plus d’actifs pour un meilleur lien avec les vécus des entreprises et des salariés en activité, et deux directions car les animateurs actuels aspirent à se poser, à en faire un peu moins.
Au niveau des responsabilités Christiane Larue a demandé à ne plus être trésorière. Elle sera remplacée par Jacques Audin. Cacaille reste au bureau mais je tenais dès à présent à la remercier chaleureusement pour tout le travail fourni dans des conditions difficiles et avec des outils informatiques qui n’étaient pas jusqu’à présent très au point.
Le débat engagé sur l’activité peut se prolonger maintenant.
Objectifs
Ratifiée par le Congrès confédéral de Lille en 1982, la création de l’Institut a marqué la volonté de la CGT de se doter d’un outil montrant l’intérêt qu’elle porte à la connaissance historique : intérêt pour l’histoire de notre organisation et du mouvement ouvrier, bien entendu, et aussi plus largement pour l’histoire des faits et des mouvements sociaux, l’histoire sociale dans laquelle la CGT a tenu et tient une part importante.
"Connaître l’histoire du mouvement syndical, c’est assimiler l’expérience des générations passées, pour mieux comprendre les conditions nouvelles et innover en intégrant tout l’acquis de la classe ouvrière." (Discours de Présentation - janvier 1982)
Une activité...
Aujourd’hui , l’Institut CGT d’Histoire Sociale de la Gironde est bien ancré dans la réalité syndicale. Faire mieux connaître hier, pour mieux appréhender demain, tel est notre objectif.
Retracer l’engagement syndical, individuel ou collectif
Témoigner sur le travail en faisant parler les acteurs
Articuler cette richesse documentaire pour livrer notre regard